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Conférence performative, proposée par la revue DO-KRE-I-S

Avec Aïda, Nicolas Roméas, Marja Nykanen, Jean-Christophe Canivet et Jean Erian Samson

Durée : 1h

La conférence performative intitulée « Des turbulences à la narration utopique ou comment rêver la résistance » est une initiative de la revue DO-KRE-I-S, visant à créer un espace de conversation entre artistes, poètes, poétesses, chercheur·euses et auteur·ices sensibles aux thématiques qui traversent les colonnes de ses numéros. Dans le cadre de la programmation du festival pluridisciplinaire Fune Festival été 2026, l’association Vagues Littéraires via son troisième Brunch littéraire, accueille trois contributrices et contributeurs du numéro 7 de la revue : l’artiviste Aïda, Nicolas Roméas, penseur du sensible, et Jean Erian Samson, poète. Publié en septembre 2025, ce numéro a réuni plus d’une centaine de contributions, d’œuvres et de réflexions critiques autour du thème « Turbulence(s) / Dezòd ». Il a mis en lumière les expériences individuelles et collectives face aux dynamiques de répression, ainsi que la terrible résistance dont nous avons toujours fait preuve.

Selon Nicolas Roméas, l’art se présente comme un exercice d’équilibrisme, « Il invente un désordre choisi et élabore des langages pour échapper à la logique des mots ». L’art joue ainsi un rôle de médiateur entre le rêve, sa concrétisation et la réalité souvent oppressante. Et la revue DO-KRE-I-S constitue l’un des creusets de cette mutation qui s’opère. La peinture d’Aïda est profondément engagée dans les luttes féministes. Son œuvre « Patriafé », reproduite dans le numéro 7 de la revue, invoque ce feu turbulent et joyeux qui nourrit « la puissance des femmes lorsqu’elles s’unissent. » Ces langages sont-ils ceux de l’utopie ? Depuis le lieu des turbulences, quelle perspective la narration utopique peut-elle nous offrir ? Aïda tentera d’approcher cette problématique via le live painting. Puis tant d’autres gestes.

Au moyen d’un format performatif et hybride, des récits de résistance seront abordés sous forme de réflexions approfondies, placées sous la lumière du poème ; décrire les mécanismes de répression dans toute leur complexité et faire émerger une situation de création artistique et d’échange. Ce cadre flexible accompagne la courbe des turbulences vers le terrain de l’utopie, du rêve ; vers cette brèche qui révèle une réalité alternative, plus propice à l’épanouissement, plus respirable. Dans ce contexte la compagnie Illusia (Marja Nykanen et Jean-Christophe Canivet) est invitée à présenter, au mitan de la kermesse, un extrait du spectacle déambulatoire « Murmures d’Éveilleurs » conçu par Marja Nykanen et écrit par Laurent Contamin. L’écoute des fleurs – est-elle envisageable ? Leur compréhension sous un autre angle – comment ? S’inspirant des philosophes et des récentes découvertes scientifiques, notamment en bioacoustique, Marja Nykanen enregistre depuis avril 2022 des fleurs à l’aide de l’appareil « bamboo », qui rend audible une facette de la vie végétale. À travers un dispositif sonore diffusant le chant des plantes et des fleurs, leurs « murmures » qui se mêlent aux récits de luttes écologiques, le spectacle saisit la nature dans toute sa fragilité et sa mystériosité.

Extrait du spectacle « Murmures d’éveilleurs » du Théâtre d’Illusia

« Wangari Maathai‌ fût la première femme africaine à recevoir le prix Nobel de la paix. Malgré des intimidations politiques et malgré son divorce, elle est restée fidèle à son but : planter autant que possible, des arbres au Kenya. Théâtre d’Illusia propose en 6 minutes de faire surgir son message et son engagement avec d’autres femmes – et de la part des 60 millions d’arbres plantés. »

Marionnettes : Romain Nikiema et Théâtre d’Illusia

Scénographie : Jean-Christophe Canivet

Décors : Marja Nykanen

Sons via l’appareil bamboo (#musicoftheplants): kigelia africana et les sons de la girafe

Mixage : Anton Canivet

Créé en 2024 avec le soutien de la Fabrique des Insolites (Québec), Théâtre du Fons de loup (24), Théâtre en Action (16), AURORA (87) et le Ministère de la Culture de Nouvelle Aquitaine via L’été culturel 2024-2025 en Haute-Vienne, en Charente-Maritime, en Charente et en Dordogne.

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Légende illustration : Aïda, Patriafé, peinture vinylique sur toile, 115 x 75 cm, 2023

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